Omar Khayyâm naquit dans le Khorâssâne, près de la
ville de Nichâpour vers l'an 1040 de l'ère chrétienne.
Ses Robâyâts sont des
quatrains .
Le vin (mot qui
revient souvent) est à prendre dans son sens spirituel.
Le vin divin qui
enivre et vous "évade" .
Khayyâm est un désespéré qui se masque d'un sourire dès qu'un sanglot
l'étrangle.
Cette sérénité douloureuse, il ne l'a pas conquise sans efforts, sans
blessures.
Durant toute sa vie, il cherche la vérité dans la science, dans la philosophie,
dans les plaisirs de la vie.
Son érudition universelle, lui ont conféré sa dédaigneuse indifférence et cette amertume qui n'accepte un plaisir que pour le changer en douleur.
Son courage est remarquable.
Au mépris du jugement de ses contemporains fanatiques (déjà) et intolérants, il ose douter de tout ce que l'on vénère autour de lui, il ose proclamer l'inanité des dogmes religieux et des
connaissances humaines.
La poésie d’Omar Khayyâm est
loin de perdre son actualité. A travers ses vers, il appréhende tous les sombres problèmes philosophiques que l’homme a abordé à travers des siècles, sans avoir pu y répondre. Khayyâm se fait
l’interprète des profondes tortures de l’âme humaine.
Ses
cris se font l’écho des souffrances, angoisses, craintes, espoirs ou désespoirs des millions d’hommes qui, de génération en génération, s’en sont préoccupés.
Dans ses quatrains, Khayyâm essaie d’exposer ses
énigmes, ses mystères, dans un langage extraordinaire.
Hier est passé, n’y
pensons plus
Demain n’est pas là, n’y pensons plus
Pensons aux doux moments de la vie
Ce qui n’est plus, n’y pensons plus.
Je ne puis indistinctement dire mon
secret
aux mauvais comme aux bons.
Je ne puis développer l'exposé de ma
pensée
essentiellement brève.
Je vois un lieu dont je ne puis tracer la description,
je possède un secret que je ne puis dévoiler.
Au delà de la Terre, au delà de
l'Infini,
je cherchais à
voir
le Ciel
et l'Enfer.
Une voix solennelle m'a
dit:
"Le Ciel et l'Enfer sont en
toi."
Le vaste
monde
un grain de
poussière dans l'espace.
Toute la
science des hommes
des
mots.
Les
peuples, les bêtes et les fleurs des sept climats
des
ombres.
Le résultat de ta méditation
perpétuelle:
rien.